jeudi 15 juin 2017

Décembre 2016, ...



Aujourd'hui se termine la réunion annuelle du réseau de protection de la tortue marine et nous n'y avons pas été. En voici les raisons:

En novembre de l'année passée nous allions partir avec les deux photographes nomades-philosophes (http://nomades-philosophes.wixsite.com/tourdumonde), pour leur présenter le projet à Conte Burica, la responsable locale du projet étant sur place avec sa fille de 2 ans et demi quand ont commencé les pluies et l'ouragan Otto a été annoncé. Les photographes et nous avons été obligés de rester dans la vallée centrale, la chef de projet et sa fille ont été bloqués avec les autres dans le village pendant environ un mois.

Les dégâts ont été énormes, chemins détruits, glissements de terrains partout aux alentours du village, rivières en crue et parties de plages détruites sous des pans de falaise tombés à la renverse. 
Le programme de protection des tortues a dû également être abandonné, le chemin vers la plage étant trop peu sûr et les pluies risquant de compromettre la santé de ceux qui s'y aventureraient...

Nous sommes donc restés chez moi et nous avons participé tant bien que mal de la récolte et l'envoi de vivres, couvertures et biens de première nécessité au village, le seul moyen étant par hélicoptère. La plupart des envois n'ont pu être acheminés, ou bien seulement une ou deux semaines après la fin des pluies, par envoi de colis par bus, quand les villageois bravant les éléments ont commencé à sortir à pied jusqu'à la ville la plus proche, malgré la destruction des chemins, etc.

Depuis, chacun s'est réorganisé comme il a pu. Notre chef de projet locale est revenue étudier à l'université, d'autres personnes de sa famille ont repris les projets sur place mais je n'ai toujours pas pu y retourner. Notre budget étant presque inexistant, je préfère depuis quelques années envoyer l'argent aux locaux plutôt que de l'utiliser en une seule mission me permettant de tout organiser sur le terrain mais ne laissant plus rien pour financer les projets alors prêts à être développés.

Nous devons clairement nous redéployer, changer de stratégie si nous voulons continuer de faire quelque chose pour l'amélioration des conditions de vie des habitants du territoire indigène, ou nous tenir pour vaincus et comprendre qu'ils s'adaptent eux du mieux qu'ils peuvent à leurs conditions et que nous pouvons très peu ou rien du tout pour changer cela.

Je recevrai avec plaisir vos suggestions quant à la suite de notre travail, ainsi que vos éventuelles participations économiques, que vous pouvez faire directement sur notre compte Triodos

Voici quelques articles des nomades philosophes au Costa Rica fin de l'année passée (plus d'articles sur leur site):

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